Le blog qui donne gout a la piste !
8 Janvier 2013
3. L’EQUIPEMENT DE LA MOTO
La qualité de l’équipement est fonction de votre niveau, de votre volonté de progresser et de votre budget.
Pour un budget « raisonnable », du plus important au moins important, voilà les points essentiels à modifier pour que votre moto soit compétitive et bien préparée (bien évidemment, tout dépend de votre modèle de base : les modifications apportées sur un roadster pépère seront bien plus coûteuses que sur une sportive récente déjà bien équipée d’origine).
les pneus :
C’est LE point important à ne pas négliger. Aujourd’hui, presque tous les constructeurs proposent des pneus route/sport ou route/piste intéressants. Les pneus à gomme tendre s’usent beaucoup plus vite que les pneus 100% route et coûtent souvent plus chers. Mais n’oubliez pas qu’une moto qui a glissé à cause d’un manque de grip vous coûtera cher à réparer. A vous d’adapter vos pneus à votre utilisation : si vous roulez très occasionnellement sur piste, et que vous ne cherchez pas la performance pure, vous pouvez opter pour des pneus à gomme route/sport (Michelin Pilot Power, Dunlop D208RR, etc…). Si vous roulez régulièrement sur piste, et que vous cherchez du très bon grip, optez pour les pneus route/piste (ex : Pirelli supercorsa, Michelin Power Race…). Les pneus slick ne servent que si vous commencez à tomber des chronos très corrects…
Les durites avia :
Aujourd’hui, beaucoup de motos en sont équipées d’origine. Ce sont des durites qui permettent de garder l’endurance du freinage sur plusieurs tours de piste. C’est relativement abordable (entre 100 et 150 euros), et ça permet de s’assurer un freinage constant tout au long des sessions piste. Un achat essentiel.
Les tampons/roulettes de protection :
Certains y sont favorables, d’autres pas : ce sont des protections à double tranchant : si votre moto glisse, ça protègera votre cadre. Si le tampon s’accroche à quelque chose, ça peut engendrer encore plus de dégâts (vrille de la moto, cadre tordu…). A vous de voir… comptez entre 150 et 200 euros la paire.
Les polys :
Ce sont les carénages de piste. Pour information, le moindre carénage d’origine, quel qu’il soit, coûte un œil à changer et casse facilement. Autant acheter des polys, qui sont bien plus résistants en cas de chute (et facilement réparables si besoin) que vous pourrez revendre très facilement si vous voulez arrêter la piste : en neuf, il faut compter 450 à 600 euros pour des polys bruts (non peints), et 250 à 350 euros d’occasion : une bagatelle quand on sait que le prix d’un flanc de carénage d’origine de sportive coûte au minimum 400 euros. Remarque : les polys sont bruts et non percés : à vous de les percer aux bons endroits et d’adapter les emplacements pour vos phares si vous souhaitez garder votre moto aussi pour la route.
Protection de cadre/carters/Bras oscillant :
Très important. C’est relativement onéreux si vous voulez mettre des protections partout. Mais en cas de glissade, c’est la protection qui râpe, pas les pièces de votre moto. Remarque : Attention quand vous achetez une moto d’occasion déjà équipée de ces protections : c’est le meilleur moyen de cacher un cadre bien râpé ou poké. Ouvrez l’œil !
Les commandes reculées/platines de déport :
Ces pièces permettent de gagner de la garde au sol : vos pieds sont plus reculés, donc plus loin du sol, donc vous pouvez mettre plus d’angle. Les commandes reculées sont des pièces souvent assez onéreuses (entre 400 et 600 euros). Optez plutôt pour des platines de déport, moins chères, et vous faisant gagner presque autant de garde au sol.
La ligne/pot d’échappement :
De plus en plus, sur route, il est inconcevable de rouler avec un pot adaptable ou pire, une ligne d’échappement racing. Sur piste, contrairement à une idée reçue, c’est pareil ! Les circuits sont de plus en plus frileux avec les pots Non homologués (NH), voire même avec les pots homologués. Certains circuits demandent même un pot d’origine pour pouvoir accéder au circuit. Donc par sécurité, prévoyez toujours une cartouche ou votre ligne d’origine quand vous allez rouler (ne vous fiez pas forcément aux dires des organisateurs du roulage ou des propriétaires de circuits qui vous disent qu’il n’y aura pas de contrôles sono). Quant à savoir quel est le meilleur choix entre une ligne et une simple cartouche : la ligne bien évidemment, mais à quel prix… et pour quel réel bénéfice… vous gagnerez quelques malheureux chevaux qui ne vous serviront pas à grand-chose. Donc à vous de faire en fonction de votre budget ! Remarque : petit conseil : n’oubliez pas de protéger vos cartouches de pot par des cercles en plastic.
La transmission modifiée :
En fonction de vos compétences et de votre volonté d’être pointilleux, vous pouvez modifier votre démultiplication. La plupart du temps, les pistards modifient au minimum leur démul. Charge à vous, si le cœur vous en dit, d’acheter PSB (pignons de sortie de boîte) et couronnes adaptés à chaque circuit. Une démultiplication très courte sera parfaite pour des petits circuits, et une démultiplication moins raccourcie sera idéale pour des grands circuits avec de longue lignes droites ou la vitesse de pointe est importante…
Les plaquettes de frein racing :
Les plaquettes d’origine sont souvent excellentes et largement suffisantes pour un usage piste amateur. Mais, si vous ne sentez pas vos plaquettes travailler correctement, n’hésitez pas à acheter des plaquettes plus tendres.
Le PR16/PR19 :
C’est une pièce relativement importante quand on fait de la piste : vos freinages sont beaucoup plus appuyés que sur route et c’est sur les freinages qu’on peut gagner beaucoup de précieuses secondes. Le PR16/19 permet d’avoir un freinage beaucoup plus puissant avec moins d’effort. C’est un investissement presque obligatoire si on fait de la piste un peu plus sérieusement. C’est une pièce qui coûte relativement cher (entre 250 et 350 euros) mais qui fait vraiment la différence.
Le chrono :
Vous y viendrez tôt ou tard. Il existe de nombreux chronos : manuels (pas chers, mais peu précis) ou automatiques. Les manuels sont déclenchés par le pilote (et vous obligent à avoir quelques connaissances basiques d’électricien), et les automatiques fonctionnent grâce aux bornes aimantées des pistes ou par GPS : il y a tous les prix, mais un automatique coûte entre 200 et 350 euros.
Le shifter :
Il permet à votre machine de ne pas perdre d’accélération au passage des vitesses (coupure d’allumage). Un shifter est souvent cher (200 à 300 euros) et peu utile si on ne cherche pas le chrono ultime, mais se révèle une arme diabolique si vous roulez au même rythme qu’un autre pistard. Les précieux mètres gagnés se ressentiront à la fin du tour.
La bulle haute :
Les sportives actuelles ont des bulles de la taille d’un ticket de métro, obligeant le pilote à se réfugier en boule derrière. Donc si vous êtes grand, n’hésitez pas. L’investissement est légitime, pas trop cher (entre 50 et 100 euros) et permet au pilote de se reposer un peu plus lors des longues lignes droites, sans être obligé de se recroqueviller sur sa moto.
Le(s) amortisseur(s) / la fourche :
Une fourche et un amortisseur d’une moto de piste doivent être plus rigides que sur route pour éviter les approximations de trajectoire, les guidonnages, les louvoiements, les talonnages, etc…
La fourche, d’abord : commencez déjà par essayer de la régler en fonction de votre utilisation et de votre poids (pour les fourches réglables, bien évidemment). Si vous voulez travailler plus sérieusement sur votre fourche, vous pouvez presque tout faire, en fonction de votre budget et de votre matériel d’origine. Si sur des sportives, il n’est pas forcément nécessaire d’investir lourdement (le matériel de base est souvent excellent), sur les motos qui ne sont pas forcément prévues pour la piste (roadsters par exemple), il est important de prévoir au minimum des ressorts de fourche (150 euros) et de l’huile de fourche plus grasse. Libre à vous aussi d’adapter une meilleure fourche issue d’une autre moto, voire d’une fourche adaptable d’un équipementier (Ohlins…) si vous êtes très riche.
Quant à l’amortisseur, c’est le même combat : n’hésitez pas à le régler en fonction de votre poids (détente, contrainte, compression…). Et si vous êtes motivé (et riche), il existe des amortisseurs adaptables pour toutes les motos auprès d’équipementiers de renom (Ohlins en tête). Remarque : si vous galérez à régler votre moto, n’hésitez pas à la faire régler par des professionnels : vous aurez une machine parfaitement équilibrée pour travailler.
Les pneus pluie :
Les pneus pluie, comme leur nom l’indique, permettent de rouler sur piste quand il pleut ou lorsque la piste est détrempée. Inutile de tenter le diable avec des pneus de piste classiques : c’est la raquette assurée ! Donc si rouler sur piste mouillée ne vous effraie pas, n’hésitez pas à investir : le prix des pneus pluie est assez élevé (au minimum 350 euros), mais peut vous sauvez une journée de piste. Non négligeable quand on connaît le coût d’une journée sur circuit. N’oubliez pas les pneus pluie ne doivent surtout pas être utilisés sur circuit sec !
Les couvertures chauffantes :
Elles doivent être utiles… elles permettent de chauffer vos pneus avant de prendre la piste. Ca vous économise un ou deux tours pour chauffer vos pneus, mais ça ne vous dispense pas de les faire chauffer quand même. Ces couvertures servent essentiellement pour les motos équipées de pneus slick, beaucoup plus longs à chauffer que les pneus classiques. Bref, un investissement relativement inutile quand on est amateur.
Il y a bien évidemment plein d’autres éléments (poignée tirage rapide, anti-dribble, Trappe avia, Vis ¼ de tour, disques de frein Wave etc…) pour rendre votre bête de course encore plus ultime, et que vous découvrirez sûrement au fil de vos sorties piste.